Archives mensuelles : septembre 2016

Communiqué: RAJ dénonce la répression du rassemblement de SOS Disparus

RAJ
Au Moment où l’Assemblée Populaire Nationale débat la situation des droits humains en mettant en place un nouveau organe dit de « protection et de promotion des droits humains », on assiste à des violations et atteintes aux droits humains notamment dans le volet des libertés d’expression, de rassemblement et d’association.
 
Le rassemblement pacifique des mères des disparus forcés, organisé par CFDA et SOS Disparus, tenu aujourd’hui jeudi 29 septembre 2016 à 10h00 devant  le siège de l’APN demandant vérité et justice sur le sort de leurs proches a été interdit d’une manière froide sous le regard des « représentants du peuple », plusieurs mamans et personnes venus assister au rassemblement dont des enRAJés ont été arrêté et embarqués.
 
On ne peut construire un Etat de droit et de justice sociale sans la réconciliation des Algériens (es) avec leur passé, sans dispositifs et lois garantissant la protection et la préservation de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation, préservant la mémoire et bannissant toutes formes d’amnésie et d’oublie des sacrifices des Algériens (es).
Cet acte répressif est un symptôme de la schizophrénie politique  du pouvoir et un indice de l’absence de volonté politique de promouvoir les droits humains et une volonté manifeste d’occulter à jamais la quête de la vérité et de la justice sur toutes atteintes aux droits fondamentaux des Algériens (es).
Le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) :
  • Dénonce avec force la répression du rassemblement pacifique des familles des disparus et le recours à la force pour étouffer toutes contestations citoyennes et pacifiques.
  • Exige la libération immédiate des personnes arrêtées.
  • Considère qu’on ne peut avoir une vraie réconciliation sans le concours de tous les algériens (es) et en préservant leurs droits à la vérité et la justice et en abrogeant la loi dite de charte de la paix et de réconciliation nationale basée sur l’impunité et la volonté de faire taire toute revendication de vérité et de justice.
  • Interpelle les pouvoirs publics sur les atteintes à la liberté d’expression, de réunion et de rassemblement pacifique garanties par la constitution algérienne et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie.
  • Salue le courage, l’engagement et la détermination des familles des disparus pour faire la lumière sur le sort de leurs proches et réitère sa solidarité et son soutient aux revendications en demandant vérité et justice.
Alger le 29/09/2016
P/RAJ
Le Président
Abdelouhab Fersaoui

Une rentrée scolaire instable et dangereuse, en l’absence de toute planification et à un entêtement des responsables

Hakem BachirHakem Bachir*
La rentrée scolaire pour l’édition 2016-2017 a eu lieu dimanche 4 septembre, à travers le territoire national. Programmé tôt cette année dans l’espoir d’atteindre les 36 semaines d’enseignement, les responsables se sont encore une fois plantés; vouloir assurer une bonne rentrée commence d’abord par préparer toutes les conditions favorables et avoir les moyens de sa politique afin de pouvoir scolariser près de 9 millions d’enfants et non pas tenir des déclarations de satisfactions sans regarder la réalité du terrain. Les responsables n’ont pas tenu compte ni des conditions météorologiques car la température dans la plupart des régions a dépassé les 30 degrés, ni de la fête de l’aïd qui aura lieu une semaine après la rentrée, ni de la non réception des infrastructures à temps, ni de la disponibilité des livres, ni des départs en retraite des enseignants, ni du fort taux d’échec aux examens où plus 400 000 élèves ont échoués au baccalauréat, ni du problème du recrutement des enseignants car ils ne pourront couvrir les vrais besoins de l’éducation qui dépassent les 50 000 après les départs en retraite des plus expérimentés ajoutés à cela le grand manque d’adjoints d’éducation, de proviseurs de censeurs. Aujourd’hui une marée cde problèmes secoue l’école algérienne. Et donc pour parer à ce manque l’éducation a dû faire appel aux listes d’attente des résultats du concours de recrutement et comme celle-ci ne pourront pas couvrir les besoins, le désordre est général à tous les niveaux. Pour couvrir certains postes et comme les listes d’attentes sont insuffisantes dans certaines wilayas, les responsables ont décidé de faire appel à des enseignants inscrits dans les listes d’attente des wilayas limitrophes, là aussi sans pouvoir assurer l’hébergement de ces derniers. L’improvisation continue dans le secteur de l’éducation et les conséquences de celle-ci se répercuteront sur le niveau de l’école algérienne. Ce climat de désorganisation générale dure depuis 2003, les ministres se succèdent et sont toujours en panne de planification algérienne et continue à céder aux tentations extrémistes et idéologiques.
La fuite en avant et la langue de bois des responsables continuent alors que le secteur va à la dérive. Nos responsables continuent de faire des déclarations dans les médias en se louant d’éloges alors la réalité est autre. Lire la suite

Communiqué de clôture de l’université d’été du RAJ

COMMUNIQUE DE CLÔTURE
Bejaïa le 03/09/2016
Photo RAJ université d'été
Le Rassemblement Actions Jeunesse RAJ a organisé du 1 au 3 septembre 2016 son université d’été à Tichy sous le slogan « société civile: acteur incontournable du développement, dédiée à l’occasion du 60ième anniversaire du congrès de la Sommam à Larbi Ben M’hidi et Abane Ramdane, hommes de conviction inébranlable, visionnaires et des architectes de la révolution.
Cette université d’été a regroupé plus de 160 jeunes représentant 30 associations et syndicats  de 19 wilayas venus débattre, partager leurs expériences, engager des réflexions pour réhabiliter leurs vocations initiale celle d’un acteur incontournable et partenaire indispensable dans le développement qui repends aux aspirations des Algériennes et des Algériens.
Cet espace a suscité de l’adhésion et d’implication des acteurs associatif avec des débats intenses et riches en enseignements sur des thématiques abordée cette années, à savoir la société civile face aux défis de l’heure, la jeunesse et l’emploi, la lutte des femmes pour l’émancipation et la liberté, les libertés démocratiques, la démocratie participative et l’espace urbain entre prédation et vision de planification.
Ce rendez-vous important a permis également aux représentants des dynamiques associatives et syndicales de se réunir et en débattre des défis de l’heure, sur l’état des lieux de la société civile, de son rôle comme acteur et porteuse d’une vision et d’un projet de société moderne et démocratique. Toutes les voies qui permettront de renforcer, d’unir et d’approfondir les liens de solidarité ont été discutés et exploré dans le respect de la diversité et de l’autonomie des parties prenantes.
L’absence d’une volonté politique d’associer la société civile dans la gestion des affaires publiques est la caractéristique intrinsèque du système politique en Algérie, ce qui est un frein à la construire un état de droit et de justice sociale et d’une société civile forte et organisée.
A la clôture des  travaux, les participants sont unanimes que l’espoir est permis et appellent pour l’approfondissement et la multiplication de ce genre de rencontres et se sont donnés rendez-vous pour une autre rencontre.
Face aux mutations globalisées, la société est appelée à prendre son destin en main et s’organiser d’avantage pour faire face au défis nationaux, régionaux et internationaux.
Vive l’Algérie, Vive la jeunesse, Vive le RAJ

DECLARATION DU CLA

cla-labelDéclaration

Une rentrée sociale et scolaire sous pression

Réuni en session ordinaire ce mardi 30 août 2016, le bureau national du CELA  a évalué les conditions dans lesquelles se préparent la rentrée sociale et scolaire; et après analyse et débat.

Le bureau national déclare :

1). La rentrée scolaire 2016/2017 sera confrontée aux mêmes problèmes que les années précédentes concernant la surcharge des classes, le manque d’encadrementet les conditions difficiles de travail dans les établissements scolaires. La rentrée scolaire prévue le 04 septembre officiellement ne sera que folklorique et elle n’aura lieu réellement que fin septembre vu :

– le manque de plus de 60000 enseignants, 10000 adjoints d’éducations, 1000 censeurs, 1500 proviseurs et directeurs d’établissement scolaire, etc…
– la non réception de plus de 500 infrastructures scolaires prévue pour cette rentrée scolaire pour retards dans la réalisation des travaux.
– les problèmes liés à la gestion du mouvement du personnel de l’éducation et des concours de recrutements dans le secteur entachés par le favoritisme et la triche.
– le retard constaté dans le paiement des droits des personnels de l’éducation concernant les heures supplémentaires,  l’encadrement des examens de fin d’année et leurs corrections, etc…
– le détournement du foncier appartenant aux établissements scolaires au profit de la mafia de l’éducation pour la construction des coopératives immobilières.
– enfin le problème des enseignants contractuels qui demeurent encore sans solution, le secteur va fonctionner encore cette année avec plus de 40000 enseignants contractuels et vacataires et qui resteront sans salaire pour une durée inconnue

Le CELA dénonce la mauvaise gestion des effectifs dans le secteur et réaffirme :

– son attachement à la revendication de l’intégration des contractuels et interpelle la tutelle et le gouvernement pour l’organisation d’un concours interne pour la régularisation de tous les emplois précaires dans le secteur.

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