Archives mensuelles : avril 2015

Italie: Grève Générale de l’Enseignement le 24 avril

Nous accueillons le Front Uni des employées  au secteur de l’Enseignement
Nous salutons la Grève Générale de l’Enseignement le 24 avril
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La FISE, Féderation Internationale Syndicale de l’Enseignement, membre de la FSM, salute la greve des enseignants en Italie, qui est organisée par USB, Union Syndicale de Base.
Nous exprimons notre solidarité avec la lutte contre la privatisation des ecoles et la généralisation des rélations du travail flexibles aux enseignants.
La classe ouvrière en Italie mais aussi dans tout le monde a besoin des écoles modernes et contemporains, gratuitement. Des écoles où les enseignants vont enseigner la verité scientifique et historique, des écoles, où les employées vont recevoir des salaires propres et vont avoir tous leurs droits du travail.
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Les privatisations au secteur de l’enseignement sont profitables seulement pour le capital et les monopoles. Ils aboutissent à l’adaption absolue aux directions de l’ OCDE et de l’UE, qui veulent que l’enseignement soit une marchandise et pas un bien. Elles sont destructives pour la nouvelle génération et pour tout le monde.
La lutte pour les droits des enseignants est liée à la lutte pour les interets de notre classe.
Nous souhaitons bonne chance à la greve du 24 avril
 
LE SECRETARIAT
FISE photo

Pourquoi les départs en retraite des enseignants se multiplient par rapports aux années précédentes.

Pourquoi
En l’espace de 3 ans plus de 20 000 enseignants sont parties en retraite et d’ici 2020 plus de 35 000 suivront, les raisons sont multiples.
L’une des premières raisons c’est qu’une grande partie des enseignants plus de 6000 ont atteint l’âge de départs à la retraite 60 ans pour l’homme et 55 ans pour la femme ou ayant travaillés pendant 32 ans. Jusque-là tout est maitrisable et logique.
Ce qui devient anormal c’est cette ruée de départ en retraite anticipée des enseignants depuis quelques année et qui est un droit. Ces départs ont obligé la tutelle à s’opposer à tous les départs anticipés et même à ceux ayant atteint 60 ans. Comprenant les raisons des départs et de peur de voir le secteur se vider de ses cadres le ministère de l’éducation au lieu de prendre les bonnes décisions pour stopper ce phénomène des départs oblige les enseignants à rester malgré leur incapacité à maitriser les classes. Les statistiques montrent que plus de 50% de femmes ont en 2015 et 55% des hommes ont atteint l’âge de 50 ans. Ces deux âges ouvrent droit à une retraite anticipée.
Maintenant quelles sont les vraies raisons :
–          La première nous l’avons déjà dit c’est l’âge requis pour le départ ce qui représente plus de 15% des cadres c’est-à-dire plus de 10 500 professeurs uniquement pour le secondaire.
–          La deuxième raison est sans doute la maladie ce qui représente plus de 3% ce qui représente plus de 2 100 professeurs uniquement pour le secondaire.
–          La troisième raison c’est les conditions dans lesquels exercent ces enseignants : classes surchargées, manque d’adjoints d’éducation, de surveillants, de censeurs, proviseurs incapable de gérer, business à l’intérieur des établissements, rôle administratif de l’enseignant au lieu du rôle pédagogique. Cette raison a poussé plus de 2% des enseignants à choisir le départ en retraite ce qui représente 1400  enseignants.
–          La quatrième raison c’est la violence et l’indiscipline non maitrisée à l’intérieur des établissements avec dans certains cas la complicité de l’administration et des parents d’élèves. Là aussi 2% des enseignants ont choisis le départ en retraite.
Ces calculs montrent que chaque année il y aura plus de 15 000 départs en retraite.
Ces enseignants pour la plupart dès leur retraite acquise regrettent de ne pas l’avoir prise plus tôt car ils peuvent compléter leur pension par des cours particuliers chez eux loin des désagréments des élèves, du seuil, de l’administration et des inspecteurs. Il suffit aujourd’hui de prendre en charge 6 élèves pendant deux heures par semaine pour avoir le même salaire sinon plus. Lire la suite